BLOG à part

Réflexions ... Réflexions d'un grand garçon. Sur tout ce que la vie lui apporte de bon. Juste avant qu'il ne perde la raison.

vendredi, décembre 23, 2005

Joyeuse Fêtes !

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Joyeuse fêtes à tous. Je m'en vais en vacance pour 10 jours. Je prend la résolution d'écrire plus souvent sur mon blog en 2006. Soyez prudent pendant cette période de réjouissance et si vous buvez ....

mercredi, novembre 30, 2005

Il était temps !

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Une éternité que je n’avais pas écrit. Je ne sais pas si c’est à cause du mois de novembre s'éternisait « le mois des morts » comme me disait toujours ma mère quand j’étais jeune. Je ne sais pas exactement mais le cœur n’y était pas. Bon, en ce dernier jour de novembre, je m’y remets et vais répondre à l’invitation de Mathieu qui m’a demandé d’écrire sur la musique.

Premier show a vie que vous êtes allé voir?

Les lundis noirs aux Spectrum - C’était à l’époque ou je trippais « Métal » il y avait 3 groupes invités et la tête d’affiche était le groupe « Testament » un de mes groupes favoris. C’était la première fois que je faisais du Trash … pas mal trippant !

Dernier show que vous êtes allé voir?

Alcoolica – novembre 2005. Un groupe hommage à Metallica. Nostalgie d’adolescence que voulez-vous ! Très bon spectacle pour un groupe hommage et que de plaisirs nous avons eu.

Meilleur show que vous êtes allé voir?

Metallica – Octobre 2004 au Centre Bell. Nostalgie d’adolescence encore une fois. C’était la 4ième fois que je les voyais mais ce show était de loin leur meilleur. Nous étions dans les loges ou tout était « à volonté » comme vous savez. Seulement 2 chansons du nouvel album et pour le reste de la soirée … que des classiques ! J’étais avec ma Nancy (ma copine de l’époque) et nous étions tout simplement au nirvana.

Pire show que vous êtes allé voir?

Laurence Jalbert – show en plein air - été 2005. Je n’ai rien contre Laurence on voit qu'elle y met du coeur mais … ce n’est tout simplement pas mon genre.

Prochain show que vous allez voir?

Peut-être Samantha Fox dans quelques semaines … on s’en reparle Mathieu.

Anecdote qui s'est passée dans un show?

Je pourrais en écrire plusieurs. En voici une rigolote. Lors de mon premier show mentionné plus haut, le guitariste du groupe « Métal » Testament, ce guitariste que j’idolâtrais, qui représentait pour moi le rock pur et dur est arrivé sur la scène ave une guitare électrique « rose fluo » je n’en croyais pas mes yeux. Je n’ai plus jamais acheté d’album de ce groupe par la suite ! Tout de même, il y avait des règles non écrites à ne pas transgresser dans le monde des « head bangers » à l’époque. Ne jamais s’afficher en public avec du « rose » était la première de tous ! Pas surprenant que ce groupe ait été relégué aux oubliettes quelques années plus tard !

jeudi, octobre 20, 2005

Vite, vite, vite !

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Journée, que dis-je, semaine complètement folle ! Tout seul au bureau, mes 2 collègues m'ayant momentanément quittés pour suivre une formation de 3 jours. Éric peux-tu faire si ... peux-tu faire ça ... et patati et patata. Ouf ! Comme disent les anglophones… Thank God, tomorrow is Friday !

Heureusement aujourd'hui avec le soleil qui brillait à l'extérieur on aurait dit que j'avais "de l'énergie à revendre". Avez-vous remarqué comment le nombre d’heures d'ensoleillement d’une journée a un impact réel sur notre tempérament ? Devrait-on emboîter le pas, suivre les Américains et allonger la période de l’heure avancé à compter 2007 ? Vivement oui ! Quant à moi, je serais en faveur d’y rester toute l’année à l’heure avancée ! Pensez à ces soirées d’hiver ou il fait noir à 5 PM … ça s’en vient …. !!!

Tout ça pour vous dire que je n’ai pas le temps d’écrire « grand chose » ce soir. La semaine complètement folle n’est pas encore terminée. Je n’ai pas eu le temps de faire rien en prévision de mon week-end encore. Hier soir c’était la soirée « Poker », avant hier la soirée cinéma, Lundi soir un souper d’ami(e)s. C’est pourquoi je suis à la course ce soir. Je dois finir mon lavage (excitant n’est-ce pas), ensuite je dois faire mes bagages car je vais passer le week-end à Joliette (encore plus excitant n’est-ce pas). Demain soir je vais voir une partie de hockey, Samedi après-midi, je dois aidé un ami à ramassé les feuilles sur son immense terrain et Samedi soir nous allons tous dans un gros «party karaoké».

Je crois que Dimanche … je dirai … Thank God it’s Sunday ! et je me reposerai avant de recommencer une autre semaine (probablement folle elle aussi) lundi matin.

jeudi, octobre 13, 2005

Nostalgie d'automne

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Petite nostalgie qui s’empare un peu de moi comme à chaque année quand les premiers vrais signes que l’été nous a quittés pour de bon se font sentir. Le beau temps est réellement parti. Il a plu toute la semaine et c’est ce que les prévisions météorologiques annoncent pour tout le week-end. Venteux, pluvieux, c’est bel et bien notre automne québécois qui nous frappent de plein fouet.

Quand l’automne arrive et que les sorties à l’extérieur se font plus rare (mauvais temps souvent oblige que voulez-vous), c’est pour moi le temps de me réconcilier avec ma bonne vieille guitare électrique. L’été, je la boude un peu. Bien sur, l’été je joue quand même … feux de camp, assis sous un arbre et même au travail pendant le dîner grâce à Mat qui apporte sa guitare au bureau. C’est le temps de la guitare sèche et des bonnes vieilles « tounes » à 3 accords comme je les appelle. Le temps de jouer des airs connus pour faire plaisir à tous.

Mais moi, mon « dada » c’est la guitare électrique et quand l’été nous quitte, c’est le temps de me brancher et de « gratter » dans le confort de mon foyer. Le temps de composer des mélodies, de « bûcher » pour trouver la note qui manque et de recommencer encore et encore les mêmes enchaînements jusqu’à ce que le tout sonne parfaitement à mon goût. J’adore composer. Bien sur tout ce que « j’invente » je le joue pour moi et pour quelques ami(e)s proches et c’est parfait ainsi.

Je joue parfois aussi avec quelques amis musiciens et ça … c’est le summum. L’euphorie s’empare de moi quand tous les membres jouent à l’unisson. Quand tous les instruments forment un tout et que chaque musicien fait sa part pour en arriver à une symphonie parfaite. Le « feeling » est indescriptible.

La musique … que ferions-nous sans elle ? La musique peut faire vibrer des milliers de personnes à l’unisson. Que l’on soit triste, que l’on soit heureux, que l’on soit nostalgique ou que l’on veuille danser, il y a toute sorte de musique pour toute sorte d’occasion. M'imaginer un monde sans musique … serait pour moi tout simplement catastrophique.

Bon d’accord, je m’emporte un peu, j’arrête ici. C'est toujours comme ça quand je parle de la musique. Que voulez-vous, la musique …c’est ma plus grande passion. Je vous quitte donc là dessus. Il y une mélodie qui me trotte dans la tête et je dois la terminer avant de pouvoir dormir. Bon automne à tous.

jeudi, octobre 06, 2005

Les soirs de scotch m’enchantent

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Hier soir. P’tite soirée chez mon amie Guylaine que je ne n’avais pas vue depuis 2 semaines. Soirée à prendre quelques verres, à écouter de la musique, à « gratter » la guitare et à refaire le monde tout en veillant aux chandelles. Classique vous allez me dire mais … combien bénéfique !

Mon amie Guylaine est une grande passionnée de musique, tout comme moi. Guylaine qui, avec son franc parlé, sa vision rationnel et quelques fois totalement loufoque des événements de la vie me fait tellement de bien.

Guylaine, je sais que tu as traversé une période difficile dernièrement et je veux te dire encore à quel point je trouve que tu t’en sors bien. Je retrouve la Guylaine d’antan fonceuse et déterminée et j’en suis très heureux. Les derniers mois n'ont pas été facile pour toi et tu commences à voir le positif de tout ça. Bravo !

P.S.1. C’est moi qui ai mangé les « nouilles sauce rosé »avant de partir hier soir. Quand je suis parti de chez toi, tu dormais déjà depuis un bon moment. J’ai soufflé les dernières chandelles encore allumées et j’ai barré la porte derrière moi.

P.S.2. On se reparle au sujet du « show » de vendredi prochain.

P.S.3. J’ai eu mon premier vrai commentaire aujourd’hui sur ce site. Geneviève, qui que tu sois, je te dis ... merci !

mercredi, septembre 28, 2005

Soirée père-fils

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Petite soirée père-fils hier soir au Centre Bell. Deux billets gratuits m’ayant gentiment été offert par « M. » au bureau, m’ont donné l’idée d'emmener mon père au Centre Bell pour une petite soirée de hockey. Si vous saviez le nombre de fois que mon père m’a amenées quand j’étais « p’tit gars ». Maintenant qu’il est retraité et que les occasions d’y aller sont plus rares pour lui, je trouvais l’idée de l’emmener avec moi parfaite. Ça m’a fait un p’tit velours de l’appeler et de lui dire que cette fois, c’était moi qui avait des billets. Grand classique, ce match opposait nos Canadiens aux méchants Bruins de Boston.

J’aime le hockey mais sans plus. J’y vais 1 ou 2 fois par année et c’est parfait ainsi. Mais mon père lui, c’est un vrai fan. Ça faisait 8 ans qu’il n’avait pas assisté à un match et il semblait heureux de renouer avec la vrai compétition d’un match en direct. J’ai su qu’il passait une bonne soirée quand il s’est mis à parler à tout le monde aux alentours. Commentant les jeux, voyant les erreurs et les petits détails qui nous échappaient. Il m’a bien entendu parler du « hockey de son temps », du désir de gagner des « joueurs de son époque » rien à voir avec les « hommes d’affaires » que sont devenus nos « glorieux » aujourd’hui. Je m’attendais bien à ce qu’il me parle de ce sujet et ça me fait toujours sourire quand il le fait. Je dois bien humblement dire que je n’ai pas beaucoup d’arguments pour lui faire penser le contraire. Cette soirée m’a rappelé beaucoup de souvenir de mon enfance lorsque nous assistions aux matchs ensemble mon père et moi et elle fut très agréable.

Pointage final … Canadiens 4, Bruins 3. Pour couronner le tout, nous avons gagné en prolongation grâce à 1 but de la nouvelle sensation de l’heure chez les Canadiens Guillaume Latendresse cette jeune recrue de 18 ans. Guy, Guy, Guy !

Le hockey professionnel ayant été absent de nos vies l’année dernière en raison du « lock-out » m’avait fait oublié quelques petits détails concernant le Centre Bell ou devrais-je plutôt dire cette machine à imprimer de l’argent qu’est cet amphithéâtre. Prix des billets : exorbitant pas besoin de vous le dire. Une petite pointe de pizza : 5$. Une bière en fût 20oz : 8.75$. Tout ça pour arriver à se payer des « pousseux de puck » qui arrive à peine à nous donner un bon spectacle et ce, quand ils le veulent bien. Go Habs Go! Et ..Vive les billets gratuits!

mercredi, août 31, 2005

Enfin !

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7 jours que je ne l’avais pas vu. Trop de travail, conflit d’horaire et petit conflit tout court. J’avais pratiquement oublié ce qu’était la vie, notre vie, avant le conflit. La complicité, les rires, les regards tendres et la paix. Cette paix intérieure que l’on retrouve lorsqu’on est en présence de l’être cher, vous savez ?

Elle est venue lundi soir. Nous avons parlé. Pas beaucoup, juste le temps d’expliqué nos positions respectives puis, nous avons rit. Rit de ce rire libérateur, qui indique que l’impasse à assez durer. Nous nous sommes ensuite regardé, d’un regard doux et apaisant. Nos mains se sont touchées. Le conflit était réglé.

La suite vous la connaissez. Tendresse, affection, rire, attention et passion.

Je me demande pourquoi c’est si « intense » après une dispute? Peut-être est-ce à cause de la peur qu’on a eue de perdre l’autre et que là, on réalise que tout est encore possible? Peut-être est-ce parce que nous réalisons à cet instant là tout ce qui nous manquait et on veut s'y rattacher à tout prix. Peut-être est-ce pour ces raisons que les caresses, que les touchers qui suivent une dispute, font tellement vibrer ? Je ne sais pas exactement. Une chose est certaine par contre, les réconciliations … c’est toujours bon !

Bye ma Douce … merci d’être là … merci d’être toi.

lundi, août 29, 2005

Auto – Boulot – Boulot et finalement … Dodo

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“Pourquoi n’as-tu pas écrit sur ton site « Blog » en fin de semaine? », m’a demandé Mat au bureau aujourd’hui. « Heu, la seule chose que j’ai faite en fin de semaine c’est travailler. » Ce fut ma réponse. En y pensant bien dans le voyage du retour à la maison ce soir. Il y a matière à écrire sur mon « merveilleux »week-end de travail. Je n’écris pas ce « Blog » pour me plaindre de quoi que ce soit croyez-moi. Alors vous pouvez lire la suite.

Vous savez après un certain nombre d’année à travailler au même endroit avec les mêmes personnes on croit connaître ses collègues de travail assez bien. Je sais, je sais, ce sont des « collègues. » Loin de moi la prétention de les connaître à fond. Mais vous savez, nous sommes tous un peu pareil dans le fond. On se forge une opinion sur tout et chacun d’après les diverses interactions que l’on a avec chacun d’eux et on a l’impression de les connaitres.

Donc au bureau, ce week-end, c’était l’aboutissement d’un gros projet. Finalement, après des mois de test et de correction ici et là, nous mettions finalement le tout en « production ». Plusieurs départements d’impliqués, plusieurs systèmes et tout le tralala. Tout était planifié pour aller comme sur des roulettes mais, vous savez, dans le « merveilleux » monde de l’informatique, il y a toujours quelque chose qui cloche et qui ne fonctionne pas comme prévu.

Ce que j’ai trouvé fascinant dans tout ça, c’est de voir la réaction de chacun de mes collègues face à un problème qui, à prime à bord semblait mettre le projet en péril. Il y a ceux qui ne semblent pas ébranlé du tout, qui restent stoïque et qui analysent le tout avec réalisme. Il y a ceux qui paniquent, se mettent à faire les cents pas tout en pensant à une solution. Il y a ceux qui semblent s’effondrer et qui pensent qu’il n’y a plus vraiment de solution. Il y a évidemment ceux qui lancent une blague au moment le plus critique pour détendre l’atmosphère et qui semblent vouloir nous dire. « Hey, ce n’est pas la fin du monde présentement. Nous trouverons une solution, allez, gardez le moral. »

J’ai commencé à voir mes collègues de travail sous un tout autre angle ce week-end. Une autre facette de leur personnalité s’est ainsi dévoilée à moi. Je me suis rendu compte que chacun d’eux avaient eu leurs rôles à jouer dans la réussite de ce projet. Car finalement après des heures et des heures de travail acharnées, tout est finalement rentré dans l’ordre.

Félicitations à tous pour cette belle réussite.

mercredi, août 24, 2005

L'ange


Une fine pluie s'abat sur Montréal. Je roule en direction du centre ville tout en pestant contre la circulation lourde de ce mercredi matin. «Urgence ... urgence, tu dois te rendre au magasin 283 demain matin à la première heure. Ils ont devancé la grande ouverture. Au lieu d'être jeudi matin, c'est demain matin. Toute la "grosse gomme" du bureau chef y sera et je veux que tu y sois en cas de pépin ». Je me rappele ces paroles que mon patron m'a dites la veille avant de quitter le bureau. Je roule donc sous cette pluie et fidèle à mon habitude je suis un peu à la dernière minute.

Je suis presque rendu à destination lorsque tout à coup … mon pneu avant gauche « me laisse tomber ».Crevaison. Je me stationne près du trottoir, j’ouvre la coffre arrière de ma voiture et je sors mon attirail d'urgence. La pluie cesse, j’enlève l’enjoliveur et je réussis à défaire les 6 boulons qui retiennent ma roue en un temps record. J’étais assez fier de moi ! Mais … c’est là que ça se complique. La roue semble collée, pas moyen de la faire tomber. Je tire, je frappe dessus avec l’espèce de croix avec laquelle j’ai défait les boulons, j’essaie même une fameuse « savate », rien à faire. La roue refuse de bouger. Je me dis que j’aurais besoin d’un gros marteau ou de quelque chose de massif. Pendant ce temps les piétons passent sur le trottoir sans même me regarder. Les gens sortent des petits logements avoisinant et personne ne semble me porter attention (Montréal … vous savez).

J’appelle au 283 pour leur dire que je serai en retard et je suis sur le point de contacter une remorqueuse lorsque je remarque une femme (dans la soixantaine selon mon estimation), qui me regarde. Elle est environ à une dizaine de mètre de moi. Soudain, elle s’approche de moi. « Tu as besoin d’aide jeune homme? » De l’aide, j’en ai besoin mais je ne vois honnêtement pas comment elle peut m’aider. « Je ne suis pas capable de « décoller » cette roue » lui dis-je. Elle me répond : « Tu aurais besoin de quelque chose de plus solide comme une masse. J’en ai une à la maison si tu veux ». Quand je pense au poids que doit peser cette masse, je lui dis : « Je vais aller la chercher avec vous ». « Pas question que tu entres chez moi, je ne te connais pas. Attend moi ici je reviens ». Elle a un bon point. Je la convains tout de même de l’accompagner jusque sur le seuil de sa porte d’où j’y prends la masse quand elle en sort avec.

Je me rends donc à mon véhicule avec cette lourde charge dans les bras. La vieille dame me dit : « Tape un bon coup sur ta roue, elle devrait décoller » Je m’exécute. Bang ! un bon coup sec. La roue se détache immédiatement. Je fais un bon en arrière pour ne pas la recevoir sur les pieds et elle s’affaisse sur la chaussé. Je me retourne immédiatement vers la dame et lui dis : « Merci, merci madame. Qu’est-ce que je pourrais bien faire pour vous remercier ». Elle plonge ses yeux dans les miens pendant quelque seconde et elle me dit : « J’attends mon « lift », ma sœur s’en vient me chercher. Je me rends à l’hôpital ce matin pour mon deuxième traitement de chimiothérapie. Je suis atteinte du cancer du sein. Tu veux faire quelque chose pour me remercier. Fais une prière pour que tout se passe bien ». Je suis bouche-bée. Soudain ma petite crevaison, le fait que je sois en retard au boulot, tout ça n’a plus d’importance. « Oui, oui » lui dis-je après quelques secondes. « Je penserai à vous toute la journée ». Elle me sourit.

Je dépose la masse sur le seuil de la porte de la dame. Je la remercie à nouveau et j’installe ma roue de secours. Soudain une voiture se gare non loin de la mienne. La dame y monte, fait la bise à la conductrice et la voiture se remet en route. Lorsqu’elle passe devant moi, je salue la dame de la main, elle me sourit et je regarde son visage s’éloigner avec la voiture. Je range mes outils dans le coffre et j’entre dans ma voiture.

Je roule de nouveau vers le centre-ville. Je suis serein. Je ne peux m’empêcher de penser à cette dame. Elle est la seule qui m’a offert de l’aide en ce matin pluvieux et de l’aide elle en a sûrement plus besoin que moi. Je me sens impuissant face à ce qu’elle vit, j’aimerais tellement pouvoir faire quelque chose pour elle. Je pense à elle toute la journée tel que promis.

Cette histoire m’est arrivée il y a environ 1 an. Depuis, je pense à elle souvent et je me demande bien si elle s’en est sortie. J’ai eu une crevaison ce week-end. J’ai garé ma voiture, et juste avant de sortir de ma voiture pour installer ma roue de secours, j’ai regardé aux alentours pour voir si la dame ne viendrait pas à mon secours à nouveau …

Ou que tu sois en ce moment chère inconnue …. Merci

jeudi, août 18, 2005

On se mouille

J'ai eu envie de créer mon propre BLOG suite à une discussion que j'ai eu avec Mat, un collègue de bureau, qui m'a fait découvrir ce site. Le temps que je comprenne un peu mieux comment le tout fonctionne et je vous reviens.